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La MDPH en clair : AAH, RQTH et carte mobilité inclusion

Votre ancienne carte d'invalidité, de priorité ou de stationnement cessera d'être valable au plus tard le 31 décembre 2026. Voici comment obtenir la CMI à temps.
MDPH : accompagnement à domicile par une auxiliaire de vie AUXI’life

Vous avez encore une carte d’invalidité, une carte de priorité ou une carte de stationnement en carton, délivrée avant 2017 ? Elle cessera d’être valable au plus tard le 31 décembre 2026. À partir du 1er janvier 2027, seule la carte mobilité inclusion (CMI) ouvrira droit aux places réservées, à la priorité dans les files d’attente et au stationnement gratuit. Pour l’obtenir, il faut déposer une demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), et les délais de traitement se comptent en mois.

Ce calendrier est aussi l’occasion de faire le point sur l’ensemble de vos droits. Le même dossier MDPH permet de demander l’allocation aux adultes handicapés (AAH), la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), la carte mobilité inclusion et la Prestation de compensation du handicap (PCH), qui finance une partie de l’aide humaine à domicile. Beaucoup de familles ne sollicitent qu’un droit à la fois et repassent plusieurs fois par la même file d’attente.

Ce guide explique à quoi sert chaque droit, qui peut y prétendre, combien il rapporte concrètement et comment monter un dossier complet du premier coup. Il s’adresse aux personnes en situation de handicap comme aux proches qui les aident au quotidien.

MDPH : accompagnement à domicile par une auxiliaire de vie AUXI’life
Un accompagnement à domicile adapté à chaque situation.

MDPH : un guichet unique pour plusieurs droits

Chaque département dispose d’une MDPH, créée par la loi du 11 février 2005. Elle accueille, informe et instruit les demandes. Les décisions, elles, sont prises par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui réunit des représentants du département, de l’État, des organismes de protection sociale et des associations de personnes handicapées. Au niveau national, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) anime le réseau des MDPH et publie chaque trimestre un baromètre de leurs délais.

Un point mérite d’être compris dès le départ : la MDPH évalue et décide, mais ne paie pas toujours. L’AAH est versée par la CAF (ou la MSA pour les assurés agricoles), la PCH par le conseil départemental, et la CMI est fabriquée par l’Imprimerie nationale après accord de la commission. Savoir qui fait quoi évite de chercher une réponse au mauvais endroit.

Le taux d’incapacité, clé de lecture des décisions

La plupart des droits dépendent du taux d’incapacité fixé par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH à partir d’un guide-barème officiel. Deux seuils structurent tout le système. Un taux d’au moins 80 % correspond à une atteinte de l’autonomie pour la plupart des actes de la vie quotidienne. Un taux compris entre 50 % et 79 % traduit une gêne notable dans la vie sociale, sans perte d’autonomie complète. Ce taux n’est pas un diagnostic médical : il mesure les conséquences concrètes du handicap sur la vie de tous les jours, d’où l’importance de bien les décrire dans le dossier.

AAH, RQTH et CMI : ce que chaque droit apporte

Ces trois sigles reviennent dans toutes les démarches, mais ils répondent à des besoins très différents. L’un garantit un revenu, l’autre protège dans l’emploi, le troisième facilite la vie quotidienne et ouvre des avantages fiscaux.

L’AAH, un revenu minimum garanti

L’allocation aux adultes handicapés s’adresse aux personnes d’au moins 20 ans (16 ans si le jeune n’est plus considéré à la charge de ses parents pour les prestations familiales) qui résident en France. Elle est accessible avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou avec un taux compris entre 50 % et 79 % lorsque la CDAPH reconnaît une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi. Depuis le 1er avril 2026, son montant à taux plein atteint 1 041,59 € par mois pour une personne sans autres ressources. Il est revalorisé chaque 1er avril.

Depuis le 1er octobre 2023, l’AAH est déconjugalisée : les revenus du conjoint, du partenaire de Pacs ou du concubin ne sont plus pris en compte dans le calcul. Cette réforme a permis à de nombreuses personnes vivant en couple, auparavant exclues, de percevoir l’allocation. Si votre demande avait été refusée avant cette date pour cette seule raison, une nouvelle démarche peut valoir la peine. L’AAH reste cumulable, dans certaines limites, avec un salaire.

La RQTH, une protection dans l’emploi

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ne donne droit à aucune somme d’argent. Elle ouvre en revanche l’accès à un ensemble de mesures pour trouver ou garder un emploi. Elle peut être demandée dès 16 ans, y compris par une personne qui travaille déjà et ne souhaite pas en informer son employeur. Depuis 2019, elle peut être attribuée sans limitation de durée lorsque le handicap est irréversible.

Concrètement, la RQTH permet notamment de :

  • bénéficier de l’obligation d’emploi qui impose aux entreprises de 20 salariés et plus d’employer 6 % de travailleurs handicapés ;
  • être accompagné par Cap emploi dans sa recherche d’emploi ou son maintien en poste ;
  • obtenir un aménagement du poste ou des horaires, financé en partie par l’Agefiph ou le FIPHFP ;
  • accéder à des formations et à des contrats aidés réservés.

La CMI, trois mentions pour trois usages

La carte mobilité inclusion remplace depuis 2017 les trois anciennes cartes. Elle se présente sous la forme d’une carte plastifiée sécurisée et peut porter une ou deux mentions, selon la situation. La mention « invalidité » est accordée à partir d’un taux d’incapacité de 80 % ou aux titulaires d’une pension d’invalidité de troisième catégorie. Elle donne la priorité pour les places assises dans les transports et dans les files d’attente, des réductions tarifaires dans certains transports et des avantages fiscaux.

La mention « priorité » concerne les personnes dont le taux est inférieur à 80 % mais pour qui la station debout est pénible. La mention « stationnement », enfin, est attribuée lorsque le handicap réduit fortement le périmètre de marche ou impose d’être accompagné lors des déplacements. Elle permet d’utiliser les places réservées et de stationner gratuitement sur toutes les places publiques, la commune pouvant fixer une durée maximale. Lorsque le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement, la carte peut désormais être attribuée à titre définitif.

Pourquoi demander la CMI avant fin 2026

Le compte à rebours est réel. Les anciennes cartes en carton délivrées à titre définitif, parfois depuis des décennies, ne seront plus reconnues après le 31 décembre 2026. Un agent de contrôle pourra verbaliser un véhicule garé sur une place réservée avec l’ancien macaron, et une compagnie de transport pourra refuser la réduction associée. Les personnes âgées qui détiennent leur carte depuis longtemps sont les plus exposées, car elles l’ont souvent oubliée dans un portefeuille sans jamais avoir eu besoin de la renouveler.

Le second enjeu tient aux délais. La loi prévoit qu’en l’absence de réponse de la MDPH dans un délai de quatre mois, la demande est considérée comme rejetée. Dans les faits, le baromètre de la CNSA montre que de nombreux départements dépassent ce délai, et les demandes devraient affluer à l’approche de l’échéance. Déposer un dossier en octobre ou en novembre 2026 laisse déjà peu de marge. Plus la demande part tôt, plus vous avez de chances de recevoir la nouvelle carte avant que l’ancienne ne perde sa valeur.

Un dernier argument est financier. La CMI mention invalidité ouvre droit à une demi-part supplémentaire de quotient familial pour l’impôt sur le revenu. Elle relève aussi le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, comme on le verra plus bas. Perdre la carte, c’est risquer de perdre ces avantages au moment de la déclaration de revenus 2027.

Monter un dossier complet en une seule fois

Un dossier incomplet est la première cause de retard. La MDPH le renvoie ou le met en attente, et le délai de traitement ne court réellement qu’à partir du moment où toutes les pièces sont réunies. Prendre une heure de plus pour préparer la demande fait souvent gagner plusieurs semaines.

Les pièces à réunir

Le dossier repose sur quatre éléments principaux, à adresser à la MDPH de votre département de résidence, par courrier ou en ligne lorsque le département propose le téléservice :

  • le formulaire de demande (Cerfa n° 15692), dans lequel vous cochez tous les droits sollicités ;
  • le certificat médical (Cerfa n° 15695) rempli par votre médecin, daté de moins d’un an ;
  • une photocopie d’une pièce d’identité et un justificatif de domicile ;
  • pour une CMI, une photo d’identité récente qui servira à la fabrication de la carte.

Le projet de vie, la partie la plus utile

Le formulaire comporte une rubrique où vous décrivez votre vie quotidienne, vos difficultés et vos attentes. C’est elle qui permet à l’équipe d’évaluation de comprendre votre situation réelle. Décrivez des faits précis plutôt que des généralités : « je ne peux pas marcher plus de 200 mètres sans m’arrêter », « j’ai besoin d’aide pour me laver et m’habiller chaque matin », « mon fils m’accompagne à chaque rendez-vous médical ». Si un proche vous aide, la partie consacrée à l’aidant permet aussi de signaler sa fatigue et ses besoins de répit.

Cochez toutes les demandes qui correspondent à votre situation, même si vous doutez de remplir les conditions. La MDPH étudie alors l’ensemble de vos droits en une seule évaluation. Une personne qui demande seulement la CMI peut ainsi découvrir qu’elle est éligible à la PCH pour financer des heures d’aide humaine. Pour les personnes âgées classées en GIR 1 ou 2 au titre de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), la CMI invalidité et stationnement est attribuée par le département sans passer par la MDPH : il suffit de la demander lors de l’instruction de l’APA.

Si vous peinez à remplir le formulaire, les MDPH tiennent des permanences d’accueil, et les centres communaux d’action sociale ou les associations de personnes handicapées peuvent vous aider. Notre page sur l’accompagnement du handicap à domicile détaille la manière dont une équipe d’intervenants peut aussi vous épauler dans ces démarches.

Les démarches vous paraissent compliquées ? Avec nous, c’est simple.

Votre agence AUXI’life identifie les aides auxquelles vous avez droit (PCH, APA, crédit d’impôt), monte les dossiers avec vous et active l’avance immédiate du crédit d’impôt. Une évaluation gratuite à domicile permet de chiffrer le reste à charge.

Le rôle des professionnels de l’aide à domicile

Obtenir des droits ne règle pas tout : il faut ensuite organiser l’aide au quotidien. C’est souvent là que les familles hésitent, par crainte du coût ou de la complexité. Pourtant, un service d’aide à domicile intervient précisément à la jonction entre la décision de la MDPH et la vie réelle.

Lorsque la CDAPH accorde la PCH aide humaine, elle fixe un nombre d’heures mensuelles et un tarif selon le mode d’intervention choisi. En faisant appel à un service prestataire, vous n’avez aucune démarche d’employeur à accomplir : le service recrute, forme et remplace les auxiliaires de vie, et facture directement les heures. Des structures comme AUXI’life proposent une évaluation gratuite et sans engagement pour identifier la solution la plus adaptée, chiffrer le reste à charge après PCH et préparer, si besoin, les éléments utiles à une demande de révision.

Ce que coûte réellement l’aide, une fois les aides déduites

L’objection la plus fréquente porte sur le prix. Le calcul se fait en trois temps. La PCH prend d’abord en charge les heures accordées, dans la limite du tarif fixé. Pour les dépenses qui restent à votre charge, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile rembourse ensuite 50 % des sommes versées, même si vous n’êtes pas imposable. Enfin, le plafond de ce crédit d’impôt, fixé à 12 000 € de dépenses par an en règle générale, passe à 20 000 € pour les titulaires de la CMI mention invalidité. Pour 1 000 € de dépenses restant à charge, 500 € vous reviennent sous forme de crédit d’impôt.

Ces mécanismes se combinent différemment selon chaque situation, d’où l’intérêt d’un chiffrage individualisé avant de renoncer à une aide. Vous pouvez demander un devis sans engagement pour connaître le montant exact qui resterait à votre charge, heure par heure. Pour les aidants qui souhaitent souffler, la solution de répit d’AUXI’life permet un relayage à domicile 7j/7, ce qui peut aussi être mentionné dans le dossier MDPH au titre des besoins de l’aidant.

Ressources et aller plus loin

Le site officiel Mon Parcours Handicap, porté par la CNSA et la Caisse des dépôts, rassemble des fiches à jour sur l’AAH, la RQTH, la CMI et la PCH, ainsi que l’annuaire des MDPH et un simulateur de droits. Le site service-public.fr publie les montants revalorisés et les formulaires Cerfa en téléchargement. Ces deux sources sont à privilégier sur les forums, où circulent souvent des montants périmés.

Pour le volet financier, notre page consacrée aux aides financières pour l’aide à domicile présente la PCH, l’APA, les aides des caisses de retraite et le fonctionnement du crédit d’impôt. Elle vous aidera à vérifier que vous mobilisez bien tous les financements auxquels vous avez droit avant de construire un plan d’aide.

La fin de validité des anciennes cartes au 31 décembre 2026 est une échéance à ne pas laisser filer. Elle offre aussi l’occasion de remettre à plat l’ensemble de vos droits auprès de la MDPH : AAH pour sécuriser un revenu, RQTH pour protéger un emploi, CMI pour faciliter les déplacements et alléger l’impôt, PCH pour financer l’aide humaine. Un seul dossier bien préparé, déposé dès maintenant, couvre tous ces besoins.

Une fois les décisions rendues, reste à organiser l’aide au quotidien. Les montants accordés, combinés au crédit d’impôt, rendent souvent cette aide plus accessible qu’on ne l’imagine. Un chiffrage précis, réalisé chez vous, permet de le vérifier sans engagement.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la MDPH

Les réponses aux questions les plus posées sur la MDPH et l’accompagnement à domicile par le Réseau AUXI’life.

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Mon ancienne carte d’invalidité indique « définitive ». Dois-je quand même demander la CMI ?

Oui. Toutes les anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement, y compris celles attribuées à titre définitif, cessent d’être valables au plus tard le 31 décembre 2026. Il faut déposer une demande de CMI auprès de la MDPH, ou auprès du département si vous bénéficiez de l’APA en GIR 1 ou 2.

Combien de temps la MDPH met-elle pour répondre ?

Le délai légal est de quatre mois, au-delà duquel le silence vaut refus. En pratique, il varie fortement d’un département à l’autre et dépasse souvent ce seuil. Le baromètre publié par la CNSA permet de connaître le délai moyen de votre MDPH.

Peut-on percevoir l’AAH en vivant en couple ?

Oui. Depuis le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte dans le calcul de l’AAH. Seules vos propres ressources comptent. Le montant à taux plein est de 1 041,59 € par mois depuis le 1er avril 2026.

Faut-il dire à son employeur que l’on a une RQTH ?

Non, ce n’est pas obligatoire. La RQTH est une information personnelle. La transmettre à l’employeur permet en revanche de bénéficier d’aménagements de poste et d’être comptabilisé dans l’obligation d’emploi de l’entreprise.

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